Français - English

Messages

Montrer les messages par date
Filtrer par auteurs ou par titre
Par Classe de CM2 - Ecole Gerson, Paris 16 écrit le 06-04-2014
Réponse au message du Vanuatu

 

Bonjour Antoine, 
Nous avons bien reçu ton message, même si nous avons mis un peu de temps pour y répondre…
Ce message nous a bien fait réfléchir, et nous avons longuement échangé en classe sur « l’auto-suffisance ».
Pour nous, l’auto-suffisance, c’est lorsqu’on a assez de choses pour survivre (de la nourriture, de l’eau, du feu, des vêtements, un toit, des jouets, de l’amour…).
Etre auto-suffisant, c’est se suffire à soi-même.
Nous avons imaginé que notre école était notre village, nous nous sommes alors dit qu’il nous faudrait plusieurs choses pour pouvoir y vivre :
- Un potager
- Une ferme, pour élever des animaux
- Un puits, pour avoir de l’eau
- Des arbres, pour avoir du bois et pouvoir faire un feu
- Un endroit abrité
- Des toilettes (sèches)
- Des armes, si nous devons nous défendre ou chasser
- Une école
- Un centre de soins
- Un lieu culturel
- Un moyen de communication
- Un cadran solaire pour connaître l’heure
- Du matériel d’agriculture
- Un moyen de locomotion
- Un cimetière
- Un chef et établir des règles communes pour éviter les disputes et bagarres
Parmi toutes ces choses, nous nous sommes aussi dit que nous n’avions pas forcément besoin d’argent, nous pouvons fonctionner avec un système de troc.
En parallèle des éléments matériels, nous avons parlé d’amour. Nous pensons tous qu’il faut des sentiments et des émotions, voire de l’amour pour vivre ensemble.
… Mais, dans toutes ces réflexions, nous aurions tout de même beaucoup de mal à vivre sans nos ordinateurs, Internet, télévisions et jeux…
A bientôt ! 
Les CM2 C
Par Antoine Boureau écrit le 09-03-2014
Dernier continents

Bonjour les enfants

Voici déjà l’avant dernier message ! Nous sommes sur le dernier continent de ce voyage.

Après Kalsang et Tokimaru en Asie, Mangao en Océanie, Maxine et Mackenzie en Amérique du nord puis Melisse en Amérique du sud nous voilà maintenant en compagnie de Mohamadi et Latifatou en Afrique.

Ce message va parler de Mohamadi et Latifatou et de leur pays, le Burkina Faso.

portrait garçon burkina faso

Portrait fille Burkina Faso

Mohamadi appartient au groupe ethnique des Peuls. Pour expliquer cela, il faut remonter au message sur les cartes. Au Burkina Faso, comme dans presque tous les pays d’Afrique, les frontières actuelles ont été dessinées lorsque les colonisateurs sont partis. Au Burkina Faso, il s’agissait des français.

 

Maintenant, tous les habitants du Burkina Faso s’appellent des « burkinabé ». Mais en Afrique, il y avait et il y a toujours, des groupes ethniques. Chaque groupe a une langue, une culture propre. Il est souvent spécialisé dans un métier. Pour les peuls il s’agit de l’élevage des bœufs mais aussi des chèvres et des moutons.

Latifatou est une Mossi

 

Mohamadi et les Animaux

Mohamadi habite dans une ferme où l’élevage est extensif. Ce mot est l’inverse de « intensif » et signifie que les animaux n’ont pas de cage et ne sont pas nourris avec des aliments achetés mais ils se nourrissent de l’herbe qui pousse autour du village

Chaque jour il faut emmener les animaux pour qu’ils puissent manger. Le père de Mohamadi m’a raconté que lorsqu’il était jeune il allait chaque jour avec ses frères s’occuper du troupeau. Il n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui cela lui pose souvent problème d’être analphabète. Il a donc décidé d’embaucher Issa, un gardien de troupeau pour que ses enfants puissent aller à l’école. Toutefois, afin que les enfants apprennent à s’occuper des animaux, ils vont à tour de rôle accompagner Issa, les jours où il n’y a pas école, les jeudis, samedis et dimanches.

Enfant peul au Burkina Faso avec les boeufs

 

L’école

J’ai eu la chance de partager une demi-journée de classe avec Mohamadi et son professeur M Clavere. En arrivant dans la classe, la première chose qui change avec une classe française c’est le nombre d’enfants. Dans la classe de Mohamadi, le CE2 ils sont 63 et à côté, les CM1 sont 94 ! Les cours sont en français, c’est la langue nationale. Mais les enfants ne parlent pas français à la maison. L’école commence au CP. C’est comme pour vous si vous arriviez à l’école en CP et que vous apprenez à lire et à écrire une langue que vous ne connaissez pas. Comme c’est très difficile, l’école primaire compte une année de plus, il y a CP1 – CP2 puis comme vous CE1, CE2, CM1, CM2.

Je suis aussi allé en classe avec Latifatou qui m’a annoncé fièrement être 3ème de la classe sur 74 enfants.

Latifatou vit avec ses grands parents et sa tante en ville, dans la capitale Ouagadougou. Ses parents vivent à environ 20 kilomètres. Ils se voient tous les 2 ou 3 jours. C’est une chance pour Latifatou de pouvoir vivre dans la capitale car elle a accès à une bonne école située à 5 minutes à pied.

Ecole au Burkina Faso

Ecole au Burkina Faso

Après l’école, retour à la maison. Tout le monde veut être pris en photo mais c’est Latifatou la star !

Enfant de retour de l'école au Burkina Faso

 

Les pièces de la maison

Au Burkina Faso, il n’y a pas d’immeubles ni d’appartements. Les maisons, construites en briques de terre, sont organisées autour d’une cour. Dans cette dernière, nous trouvons le point d’eau (comme chez Kalsang) mais aussi l’endroit pour cuisiner.

Pour cuisiner, on fait un feu de bois sous une marmite. Le repas se mange dehors. La pièce sert de chambre. Un lieu où, souvent, toute la famille dort ensemble.

Et vous avez-vous votre propre chambre ou bien dormez-vous avec vos frères et/ou sœur ?

Cuisine du Tho au Burkina Faso

Chambre de Latifatou

Chambre au Burkina Faso

Comme vous pouvez voir, pas de matelas au Burkina mais une « natte » pour dormir. Chez Latifatou elle est posée à même le sol et chez Mohamadi elle est installée sur une base en paille… moins dure !

Avant de vous laisser, je voulais vous poser une deuxième question. Au début du message je parle de « culture propre pour chaque groupe ethnique ». Si vous rencontrez Mohamadi et qu’il vous demande de décrire ce qui est typique de la culture française, que lui raconteriez-vous ?

A bientôt! 

Antoine