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Par SESSAD de Louviers (27) écrit le 07-05-2014
Notre dernier message

Bonjour Antoine

Déjà le dernier message ! On se rend compte que le temps a passé vite.

Nous ne connaissions pas Lucie mais nous avons vu à l’école la préhistoire.

Nous avons était étonné par la petite taille du bateau d’Aboulé. Nous ne savions pas ce qu’était le papyrus.

Nathan : « j’ai péché une fois avec mon tonton mais je n’ai pas attrapé de poissons ! Je me suis blessé avec l’hameçon.

 

Stan : « En France, les maîtres ne portent pas de blouses blanches. A l’hôpital, les médecins et les infirmières portent des blouses. »

Alicia : « Pourquoi Aboulé paye ses cahiers et ses stylos alors que ça devrait être les parents ? Moi je m’achète des gourmandises avec mes sous. Ce sont mes parents qui me payent tout ce qu’il faut pour l’école. »

La date nous a tous interpellé :

Alicia : « Avec la date on croit qu’il recule, que c’est une date du passé. »

On n’a pas comprit le fonctionnement de l’heure, tu pourras nous expliquer lors de notre rencontre.

Au SESSAD Emilie, Flore et Perrine nous ont lu un conte Africain : « la marmite du lièvre ». Ensuite nous avons pu jouer avec des instruments de musique : djembé, balafon et sanza.

Flore nous a également montré des objets provenant d’Afrique : une sorte d’éventail, une sanza fabriquée à partir d’une boîte de sardines et un balai.

Nous avons réalisé une affiche sur l’Afrique et pour le goûter nous avons mangé des bananes et découvert la mangue.

Nos questions :

En dehors du poisson qu’est ce qu’on mange en Ethiopie ?

Quelle langue parle Aboulé ?

A quoi ressemble la maison d’Aboulé ?

Est-ce qu’Aboulé est déjà tombé à l’eau, sait-il nager ?

Pourquoi l’heure est-elle différente de la notre ?

Y a t-il des volcans en Ethiopie

Est-ce qu’il neige dans les montagnes ?

Est-ce que les enfants des villages des montagnes vont à l’école ?

Est-ce qu’il y a beaucoup de maladies dans les villages et est-ce que l’infirmier arrive à soigner les gens ?

 

Nous sommes tous en train de préparer un petit exposé sur le projet correspondance pour nos classes.

Nous avons hâte de te rencontrer et de voir toutes tes photos.

A bientôt

Alicia, Noémie, Antoine, Stan, Wendy, Thomas et Antoine.

Par Antoine Boureau écrit le 13-04-2014
Ethiopie, dernier message

 

Bonjour les enfants, je trouve cela vraiment bien que vous ayez gouté au jus de Bissap et joué à l’Awalé. Bravo à Flore et Emilie !

Tu sais Alicia : « moi je ne pourrai pas apprendre une autre langue » je disais exactement la même chose à ton âge et j’étais même le dernier de ma classe en anglais pourtant aujourd’hui je suis bilingue.

Je vais maintenant répondre à vos questions :

-Comment font-ils pour les toilettes comme il n’y a pas de chasse d’eau ?

Il s’agit de toilettes sèches et lorsqu’elles sont pleines il faut les vider et puis sinon, il y a la brousse.

-Qu’est-ce qu’on mange au Burkina Faso ?

Au Burkina Faso, la spécialité c’est le tô qui est fabriqué avec de la farine de maïs, ça ressemble un peu à la polenta. Comme céréale, il y a aussi le mil. Les jours de fêtes c’est riz et pour les fruits il y a beaucoup de mangues, de bananes et d’ananas.

-Est-ce qu’il y a de l’herbe ?

Oui il y a beaucoup d’herbe mais en ce moment c’est la saison sèche, donc elle est jaune.

-A quoi jouent Latifatou et Mohamadi quand ils ne travaillent pas et ne vont pas à l’école ?

Ils jouent aux billes, au football, à la roue, à cache cache, mais aussi à des jeux comme celui-ci :

Jeu

Et ils adorent faire du vélo !

-En quel Dieu ils croient au Burkina Faso ?

Au Burkina Faso cela dépend des familles. Certaines sont musulmanes, d’autres sont catholiques mais dans les deux cas il n’y a qu’un Dieu. Toutefois, il y a d’autres croyances telles que les animistes et là, il y a plusieurs dieux.

-Est ce que Mohamadi et Latifatou se connaissent ?

Non, ils ne se connaissent pas mais peut-être qu’un jour ils se rencontreront, surtout si j’expose « Enfances » au Burkina Faso.

-Ont-ils des vacances scolaires ?

Oui bien sûr, les dates ressemblent d’ailleurs un peu à celle des vacances françaises.

 

Et maintenant bienvenue à bord de ce dernier message !

Nous allons nous rencontrer bientôt, mais avant, partons vers l’Afrique de l’Est.

Destination Ethiopie ; le plus vieux pays du monde ou plutôt, pour être précis, le pays de Lucy. Vous la connaissez ?

Au bout d’une semaine sur place je rencontre Aboulé, 13 ans, pêcheur sur le lac Hawassa situé à côté de la ville du même nom. Je trouve son bateau magnifique et il m’explique (par l’intermédiaire d’un interprète) qu’il le fabrique lui même avec du papyrus.

Il utilise la même technique que les égyptiens, il y a 3000 ans !

Aboulé pêche

Aboulé et ses poissons

Les poissons qu’il pêche s’appellent des tilapias. Dès qu’il revient, il les vend au plus offrant.  Il gagne comme cela 40 à 60 birr par jour soit environ 2 euros. Enfin… cela dépend de la pêche.

Avec cet argent, il mange sur le marché un plat de pâtes avec du piment (8 birr), achète ses cahiers et stylos pour aller en classe et aussi aide ses parents.

Aboulé au marché

 

Il pêche soit le matin, soit l’après-midi en fonction de l’école. En effet, les cours ont lieu par demi-journées. L’école n’a qu’une classe qui accueille en alternance 2 groupes de 50 élèves.  La plupart des écoles fonctionnent comme cela en Ethiopie ainsi que dans de nombreux pays !

 

Aujourd’hui Aboulé a mathématiques. Le maitre porte une blouse blanche et au tableau il y a la date du jour :

Date ethiopienne

Etrange, non ? Et pourtant beaucoup de calendriers différents existent à travers le monde. En Afghanistan nous sommes en 1393. En Birmanie nous sommes en 2557…

Toutefois, une autre spécificité existe en Ethiopie avec l’heure. Les aiguilles tournent bien dans le même sens mais 0h en Ethiopie correspond à 6 heures du matin. C’est un système unique au monde, je pourrai vous l’expliquer quand on se verra.

À la suite du reportage photo avec Aboulé, il me restait un peu de temps. Je suis allé faire des photos pour une association qui s’appelle : «  Simien Mountain Mobile Medical Services »

Sur les hauts plateaux éthiopiens, il n’y a pas ni route ni moyen de communication. Et aussi ni médecin ni centre de soin.

Getou, un habitant d’un village des montagnes Simien a eu la chance de faire des études et il a choisi de devenir infirmier. Depuis 4 ans il a créé cette association, il se rend à dos d’âne consulter, soigner ou prescrire des médicaments. Il fait aussi de l’éducation à l’hygiène pour les adultes et dans les classes.

 

Chaque jour il se déplace et se rend dans un village différent. Le week-end il rentre chez lui mais en semaine, la nuit, il dort dans une tente. Il visite 32 villages. Ce sont 30000 personnes qui peuvent compter sur lui.

Pour tous ces gens il est l’unique soigneur.

Voici une photo des enfants d’un village où nous nous sommes rendus ensemble.

Quelques jours plus tard, je suis rentré en France. A présent je m’occupe de préparer l’exposition et le livre « Enfances » pour que tout soit prêt lorsqu’on va se rencontrer !

A très vite

Antoine